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Notes de bas de page (°1600 à °1999)

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°1600) RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 3.

°1601) La psychol. comme science..., Introd.

°1602) RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 13.

°1603) Psychologie als Wissenschaft, neu gegründet auf Erfahrung, Metaphysik und Mathematik, 1824-1825. - Lehrbuch zur Psychologie, 1815.

°1604) Quelques-uns de ses disciples cultivèrent la psychologie des peuples, nous en parlerons plus loin; citons parmi les herbartiens, DROBISCH, auteur de Erste Grundlehren der mathematischen Psychol. (1850); CORNÉLIUS qui a écrit Theorie des Sehens und raumlichen Vorstellens (1861); NAHLOWSKI, auteur de Gefühlsleben; J. MULLER, etc.

°1605) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 54-94. -- BRÉHIER, Hist. de la phil., II, p. 995-998.

°1606) BRÉHIER, Hist. de la phil., II, p. 996.

°1607) Psychologie médicale.

°1608) Cf. Mikrocosmos, III, 559, 616.

°1609) On pourrait dire peut-être que la distinction et la pluralité est valable pour les degrés inférieurs, tandis que le degré suprême de l'intuition atteindrait l'unité du cosmos: simple hypothèse, pour interpréter «une doctrine à contours un peu vagues, difficile à réduire en système» (Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 68).

°1610) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 73.

°1611) Ce point est contesté par W. James qui reconnait avec raison le caractère extensif de toutes nos sensations; cf. plus bas, §526.

°1612) Telle est la solution du problème donnée par le réalisme thomiste.

°1613) Zendavesta, 2e éd., p. 167.

°1614) BRÉHIER, Hist. de la phil., II, p. 994.

°1615) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 149.

°1616) Éléments de psychophys., Introd.

°1617) Vocab. techn. de philos. de LALANDE, au mot Parallélisme; cf. Zendavesta, livre 3, ch. 19. On rapproche d'ordinaire cette hypothèse de la doctrine de l'épiphénoménisme tel que l'enseiene Taine (cf. §494); mais suivant ce dernier, les deux séries ne sont plus parallèles, car celle des faits de conscience admet des interruptions.

°1618) Cf. ces calculs dans Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 185-187.

°1619) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 308. Exner montre par exemple, l'influence de l'âge sur le temps de réaction; il «a trouvé le minimum de durée = 0.1295 s, chez un jeune homme de 22 ans; et le maximum = 0.9952 s chez un vieillard de soixante-seize ans».

°1620) Ils concentrent leur étude sur le toucher et la vue.

°1621) «Elle consiste à admettre que la rétine a la faculté innée de transporter ses impressions au dehors dans une direction déterminée qui est celle des lignes de directions ou des lignes de visées» (Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 121.)

°1622) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 126.

°1623) Cf. plus haut, §472 le deuxième principe essentiel du positivisme.

°1624) Wundt appelle sa doctrine la théorie de l'actualité par opposition à l'ancienne psychologie ou «théorie de la substantialité»; pour lui, les substances ne tombant pas sous les prises immédiates de la conscience, le psychologue ne doit ni ne peut les affirmer ou nier. La psychologie est la science de l'expérience immédiate; les «hypothèses métaphysiques» lui sont étrangères (cf. MERCIER, La psychol. contemp., p. 175). On voit que la théorie de l'actualité n'est qu'un autre nom du phénoménisme.

°1625) On trouve ici une source du réalisme social de Durkheim; cf. plus bas, §513.

°1626) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 223.

°1627) Cf. plus haut, §506, (2), et MERCIER, La psychol. contemp., p. 201.

°1628) D'après la nature de l'excitant, il classe les sens en mécanique et chimique et place la vue parmi ces derniers.

°1629) Müller invoque la preuve de «l'excitant inadéquat»: si l'on applique directement un courant électrique sur le nerf optique, puis sur le nerf auditif, le même excitant se traduit d'abord par une lueur, puis par un son. Mais l'expérience peut s'interpréter comme un cas d'hallucination.
SJJ: Voir la note 864 dans PDP §428.

°1630) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 234-235.

°1631) BRÉHIER, Hist. de la phil., II, p. 951.

°1632) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 268.

°1633) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 268. Le sentiment, comme la sensation, a un fondement physiologique qui le localise dans les centres cérébraux.

°1634) Imbu du préjugé positiviste, il interprète d'une façon rationaliste les religions révélées, considérant Yaweh comme le simple dieu des juifs et assimilant le culte des saints chez les catholiques au culte des dieux ou demi-dieux païens; cf. Menschen und Thierseele, II, 37e et 41e leçon; Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 272-281.

°1635) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, p. 295.

°1636) La première explication cadre avec la théorie de la fixité des espèces; la deuxième, avec celle de l'évolution.

°1637) 6 vol., Leipzig; 1859-1872; les deux derniers, complétés par Georges GERLAND.

°1638) «Dass es keine specifischen Unterscheide der Menschenracen in Rücksicht des geistigen Leben gibt» (Anthrop. der Natürvölker, I, p. 393)

°1639) BRÉHIER, Hist. de la phil., II, p. 953.

°1640) SJJ: Elle était dirigée par Lévy-Bruhl, au moment où Thonnard écrivait ce Précis.

°1641) Th. RIBOT, La psychologie allemande contemporaine, Introd., p. IX et XI.

°1642) Cette théorie de l'origine physiologique des émotions sera aussi celle de W. James et de Lange; cf. plus bas, §526.

°1643) Cf. plus haut, §494, la théorie de la substitution de Taine.

°1644) Cf. dans BERGSON, Les deux sources de la morale et de la religion, p. 244, la réfutation décisive de cette assimilation de l'extase à une maladie. Cf. plus bas, §550.

°1645) Il est mort en 1940.

°1646) Ribot a traduit les Principes de psychologie de H. Spencer.

°1647) Cette théorie était très répandue chez les psychologues positivistes; ainsi Taine et même Ribot l'enseignaient.

°1648) Cette force obscure au fond de l'âme semble désigner l'appétit naturel, source de l'appétit élicite. Mais il manque à Fouillée comme à Ribot les distinctions précises fournies par une saine métaphysique: les distinctions essentielles entre les divers degrés d'activité et de vie auxquels répondent les diverses sortes d'appétits: naturel, élicite, volontaire. Cf. plus haut, §509, Troisième période, (c).

°1649) Ce préjugé affirme «que le seul objet de science est le fait d'observation sensible». Cf. plus haut, §471.

°1650) En d'autres termes, ils laissent de côté le problème des natures ou de la substance de l'âme, jugé insoluble depuis Kant, et ils examinent le problème des classifications et des lois des phénomènes psychiques. Cette position est d'ailleurs très soutenable comme méthode.

°1651) Cf. plus haut, Locke, Berkeley, Condillac, Hume, etc.

°1652) Il y a encore des nuances parmi ces psychologues. «L'école de Würzbourg, écrit Dwelshauvers, recourait à l'introspection de psychologues exercés et lui laissait libre cours. Il vaut mieux mettre le procédé à la portée de tout sujet d'expérience en précisant les points visés. Les psychologues de profession sont souvent prévenus et influencés par des théories. De plus ils sont portés à découvrir mille choses dans leur imagination et font du roman introspectif». (DWELSHAUVERS, Traité de psychologie, p. 41).

°1653) Dans ce domaine, signalons THORNDIKE qui applique la méthode des tests aux animaux et MAC DOUGAL qui s'est spécialisé dans l'étude de l'instinct.

°1654) DWELSHAUVERS, Traité de psychologie, p. 71.

°1655) Le Traité paru d'abord en 2 vol. (1923-1924), est repris en 10 tomes en cours de publication.

°1656) Il a écrit: De la suggestion dans l'état hypnotique et dans l'état de veille (1884); Hypnotisme, suggestion, psychothérapie (1891).

°1657) Azam a décrit le cas devenu classique de Félida (dédoublement successif de personnalité).

°1658) Phantasms of the living by E. GURNEY, London, 1888; trad. fr., Les hallucinations télépathiques, Paris, 2e éd., 1892.

°1659) Professeur à Boston, Morton Prince a décrit le cas de Miss Beauchamps, élève de l'Université qui présentait une pluralité de personnalités à la fois successive et simultanée. Sur ces cas, cf. LAHR, Cours de Philosophie, I, p. 415-417 et C. PIAT, La personne humaine, ch. 2, p. 70, sq. Les psychologues cités plus haut, Binet, Paulhan, Ribot, W. James fondaient aussi sur ces observations leurs hypothèses concernant les variations de la personnalité.

°1660) SJJ: Ici, Thonnard met «scientifique» entre guillmets, mais non pas dans le sens de «pseudo-science», mais dans le sens de «science au sens strict, selon saint Thomas d'Aquin».

°1661) S'il exalte ainsi les sciences historiques, c'est parce qu'il veut, semble-t-il, justifier par leur moyen son apostasie.

°1662) Il a écrit: Les lois de l'imitation, 1890; La logique sociale, 1893; L'opposition universelle, 1897; Les lois sociales, 1898.

°1663) Parut régulièrement de 1896 à 1913; nouvelle série en 1925.

°1664) DEPLOIGE, Le conflit de la mor. et de la sociol., p. 52.

°1665) DEPLOIGE, Le conflit de la mor. et de la sociol., p. 70.

°1666) Lévy-Bruhl a spécialement développé cette théorie; mais elle est infirmée par les observations de plusieurs sociologues; cf. BOAS, dans Culture et race, 1922; et DE HOVRE, Essai de philosophie pédagogique, p. 267; et BERGSON, Les deux sources de la mor. et de la rel., p. 159-169.

°1667) Cf. CH. BLONDEL, Introduction à la psychologie collective, ch. 3.

°1668) Il fonde ses conclusions sur une vaste enquête, conduite avec persévérance, selon une méthode scientifique de monographies de familles ouvrières, dont il a donné les résultats dans son grand ouvrage: Les ouvriers européens , 6 vol., 1855-1879. Il a encore écrit: La méthode sociale (abrégé du précédent), 1879; - Les ouvriers des deux mondes, 1858-79; - La réforme sociale en France, 1864-78; - L'organisation de la famille, 1870-75, etc.

°1669) Il a écrit: Aphorismes de politique sociale et Vers un ordre social chrétien: Jalons de route. Cf. C. BAUSSAN, La Tour du Pin (col. Les Grands Coeurs), Paris, 1931.

°1670) La philosophie scolastique resta toujours réaliste: voir chapitre suivant.

°1671) Voir plus haut, §482.3. En fait, comme philosophie, ce «communisme athée» retarde d'un siècle.

°1672) BRÉHIER, Hist. de la philosophie, II, 2e Partie, p. 1051.

°1673) Sur Royce, cf. plus bas, §560-564.

°1674) Il a écrit: The Nature of Existence, 1921-1928.

°1675) Ce qui est vivant et ce qui est mort de la phil. de Hegel, tr. fr., 1910, p. 160.

°1676) BRÉHIER, Hist. de la philosophie, II, 2e Partie, p. 1060.

°1677)
J. GRENIER, La philosophie de J. Lequier, Paris, 1936.
E. COLLOT, Propos sur J. Lequier, philosophe de la liberté, Paris, Rivière, 1962.

°1678) Renouvier s'est demandé, au début de ses réflexions, s'il ne vaudrait pas mieux opter pour le polythéisme; mais le monothéisme lui parut ensuite mieux cadrer avec l'enchaînement régulier des lois scientifiques.

°1679) L. J. BECK, La méthode synthétique d'Hamelin, Paris, 1935.

°1680) Sur cette école, cf.:
P. NATORP, Kant und die Marburger Schule, Berlin, 1912.
A. STERIAD, L'interprétation de la doctrine de Kant par l'école de Marbourg, Paris, 1913.

°1681) Vaihinger est aussi l'auteur de la philosophie du «Comme si» (Die Philosophie des Als-ob), d'esprit pragmatiste, qui mesure la valeur des jugements sur leur utilité pour la vie.

°1682) Essai sur les fond. de la connais.

°1683) BRÉHIER, Hist. de la philosophie, II, 2e Partie, p. 1011.

°1684) De DUHEM, on a encore Le système du monde, Histoire des doctrines cosmologiques de Platon à Copernic, 5 vol., 1913-1917.

°1685) BRÉHIER, Hist. de la philosophie, II, 2e Partie, p. 1074-1075.

°1686) H. BERGSON, Durée et simultanéité, Paris, 1922.
J. MARITAIN, Réflexions sur l'intelligence et sur sa vie propre (ch. VII, p, 202-262) et app. III, Paris, 1924.
L. BARNETT, Einstein et l'univers, Paris, 1962.

°1687) Voir plus bas, §674bis, un autre savant philosophe, Teilhard de Chardin.

°1688) La brochure est signée O. Neurath, R. Carnap, H. Hahn.

°1689) Sur Carnap, cf. Rivista crit. di storia della filos., X, 1955, fasc. V-VI, avec Bibliographie, oeuvres et études.

°1690) Citons encore L. WITTGENSTEIN (1899-1951), auteur du célèbre Tractatus logico-philosophicus (1922; tr. franç., P. KLASSOWSKI, Gallimard, 1961) et de recherches psychologiques inspirées des principes néo-positivistes.

°1691) Voir plus haut, §461, le contenu de la philosophie positive.

°1692) L'intensité de l'attraction de deux corps de masses M et M', séparés par une distance d, est exprimée par la formule:
f = m / d2 dans laquelle f désigne une constante.

°1693) Cf. BOCHENSKI, La philosophie contemporaine en Europe, p. 51. C'est Carnap qui les appelle: «énoncés protocolaires».

°1694) C'était ce que faisait déjà A. Comte: cf. plus haut, §460.

°1695) Sur Bosanquet, voir plus haut, §525.

°1696) Cf. A. P. SCHILPP (éd.), The Philosophy of G. E. Moore (Philosophical Studies), 1942; 2e éd., 1953.

°1697) Voir ces principes, plus haut, §471-472.

°1698) Elle se formule ainsi: «Si toutes les classes font, comme élément, partie d'elles-mêmes, ou s'il n'en est pas ainsi, qu'en est-il de la classe comprenant toutes les classes qui ne font pas partie d'elles-mêmes?»

°1699) On trouve ce même pluralisme chez W. James; cf. plus bas, §547.

°1700) Voir le principe «esse est percipi» de Berkeley, plus haut, §377.

°1701) Sur Hume, cf. plus haut, §384bis.

°1702) R. B. PERRY, né dans le Vermont (U.S.A.) en 1876, Docteur à Harvard en 1899, s'est signalé par ses études sur W. James, son maître. Voir [b150].

°1703) Cf. Present Philosophical Tendencies, p. 312.

°1704) William Pepperell MONTAGUE (1873-1953), Docteur en Philosophie à Harvard en 1898, Professeur à Columbia en 1903. Voir [b151]

°1705) Cf. The Story of American Realism, dans The Ways of Things, p. 247.

°1706) Solution du réalisme modéré; cf. plus haut, §69 et §206 et §259. Sur la «conscience de soi», cf. PDP §630.

°1707) Voir plus bas, §579, la solution de Sellars; et §578, celle de Santayaua, auquel se sont ralliés Drake, Rogers et Strong.

°1708) P. P. WIENER, Lovejoy's Role in American Philosophy, dans Studies in Intellectual History, Baltimore, 1953.

°1709) Cf. «Critique des concepts universels» dans PDP, §905-911.

°1710) Cf. The Revolt against Dualism, p. 54.

°1711) «L'université américaine... remonte en ligne directe aux universités médiévales... Oxford fut fondé en 1170 par un groupe de savants venus de Paris. Cambridge, par un départ d'Oxford en 1209; et, en Amérique; Harvard en 1636, par quelques colons, docteurs de Cambridge (dès la génération qui suivit les premiers pionniers du désert); Yale en 1701, par une scission de Harvard. Puis suivirent bientôt Princeton en 1746, Columbia en 1754, l'Université de Pennsylvanie en 1755, pour ne nommer que les plus anciennes». Cf. Herbert Von BORCH, U.S.A. Société inachevée (trad. franç., p, 113) (Die unfertige Gesellschaft, Münich, 1960).

°1712) Ce dernier se signale en psychologie par son étude: The Human Intellect (1868).

°1713) Ses ouvrages furent publiés en 1829, par l'Université de Vermont (U.S.A.)

°1714) Journal, 14 nov. 1839. Cf. The heart of Emerson's Journals, éd. B. Perry, New York, 1959.

°1715) Voir une même hiérarchie de plans chez Plotin, plus haut, §124.

°1716) Cf. plus haut, §426. C'est à ce quatrième plan que s'élève Emerson dans ses oeuvres poétiques.

°1717) BRÉHIER, Hist. de la philosophie, II, 2e Partie, p. 832.

°1718) Cet émigrant allemand avait suivi les leçons de P. H. HEDGE (ministre unitarien) qui enseignait l'hégélianisme à Brown University.

°1719) Harris devint «Commissioner of Education» dans le gouvernement des U.S.A. en 1889-1906.

°1720) Sur Bacon et sa méthode, cf. §315bis, B. Sur le neutralisme de Wright, cf. P. WIENER, Evolution and the Founders of Pragmatism, 1949, p. 56-57.

°1721) Le terme intelligence est pris dans le sens ordinaire (sans les distinctions systématiques du kantisme), comme désignant la faculté de connaissance spirituelle appelée aussi raison ou entendement.

°1722) Tel est le sens de l'adage: «Vita est in motu»; sur l'action ou le mouvement immanent, cf. PDP §381.

°1723) Cf. R. B. PERRY, Present Philosophical Tendencies, 1912, p. 198, 200, 202, 204.

°1724) Cf. «Philosophiae naturalis principia mathematica» de Newton, §369, (A).

°1725) Cf. PERRY, The Thought and Character of W. James, I, p. 172.

°1726) Il s'intéresse surtout à la psychophysique et à la mesure des sensations. Cf. plus haut, §506 (2).

°1727) «La vérité d'une proposition consiste donc dans le fait qu'elle est utile», qu'elle «réussit», qu'elle «donne satisfaction». (Vocab. techn. de phil., au mot Pragmatisme, sens B.)

°1728) En prenant ce mot, comme W. James, en un sens très large. (Cf. °1730 et plus haut, §547).

°1729) Ils font de l'utilité la cause formelle (constitutive) de la vérité, alors qu'elle ne peut en être qu'un signe (cause logique).

°1730) Les formules qui définissent le pragmatisme sont équivoques, comme le remarque le Vocab, techn. de Phil.: «On peut entendre par ce qui est utile, tout profit personnel, et alors ce qui est erreur pour l'un est, avec le même fondement, vérité pour l'autre»: c'est le scepticisme. «Si l'on entend au contraire par réussite, l'accord spontané des esprits sur ce que vérifient les faits objectifs constatés en commun», on se rapproche beaucoup du rationalisme.

°1731) En particulier, la thèse du réalisme modéré sauvegarde tout ce qu'il y a de vrai dans l'empirisme de James, tout en établissant une règle d'appréciation spéculative comme l'exige la vérité.

°1732) SJJ: Et vlan! Ah, que j'aimerais pouvoir donner des gifles aussi retentissantes!

°1733) Sur la méthode psychologique, W. James est d'accord avec Ribot (cf. plus haut, §509); il pratique les enquêtes, les tests, l'introspection.

°1734) Par exemple, pour Taine [§495] et pour Ribot [§509].

°1735) Ces observations concordent pleinement avec la psychologie thomiste qui défend à la fois l'indépendance de l'âme dans ses activités spirituelles et la nécessité, pour elle de chercher dans l'ordre sensible la matière de son activité selon l'adage: «Nihil est in intellectu quin prius fuerit in sensu». Mais W. James, prisonnier de son empirisme, refuse d'admettre l'âme substantielle et à plus forte raison spirituelle.

°1736) W. James parle du volume d'un son ou même d'une odeur.

°1737) Cf. plus haut, la théorie assez semblable de Taine et les observations qu'elle appelle, §495-496.

°1738) Ces preuves ne sont pourtant pas décisives contre la théorie du sens commun: cf. BAUDIN, Cours de psych., p. 506-510.

°1739) La pluralité est le fait primitif, selon W. James; selon d'autres psychologues, elle s'obtient par émiettement de la conscience primitive.

°1740) Cf. PIAT, La Personne humaine, Paris, 1897.

°1741) Saint Thomas appelle cette faculté dans l'ordre sensible le sensus communis; l'intelligence peut aussi faire fonction de conscience et elle se distingue aussi de la vie intérieure sensible qui peut se développer sans son contrôle, comme dans les rêves. Quant à préciser jusqu'où s'étend la subconscience et si elle peut englober les activités intellectuelles, rien n'est moins sûr; cf. DEHOVE, Mélanges Psychologiques.

°1742) Cf. plus bas, §583. Cette méthode d'immanence était aussi celle de Swedenborgh et de Henry James.

°1743) Signalons en Angleterre, F. C. SCHILLER (1866-1937), auteur de Humanism, où il adopte les thèses fondamentales du pragmatisme américain.

°1744) Edit. HARTSHORNE et WEISS, en 3 vol., Cambridge (Mass.), 1960.

°1745) Cf. plus haut, §547. Peirce donne les mêmes preuves que W. James en faveur de sa théorie.

°1746) En langage technique, on parle de terme oral ou écrit, signe sensible de l'idée (ou concept), terme mental spirituel, signe de l'objet pensé.

°1747) Cf. Collected Papers, t. V, p. 287.

°1748) Cf. Collected Papers, t. V, p. 284.

°1749) Cf. PDP, §583-588, la notion de croyance et l'analyse de ses diverses formes.

°1750) En terme précis, tout jugement est une croyance; mais l'idée ou le simple concept est une pensée qui n'affirme encore rien: c'est un élément de la croyance.

°1751) Cf. PIERCE, Comment se fixe la croyance, dans Revue philosophique, 1878, p. 556.

°1752) Cf. PEIRCE, Comment rendre nos idées claires? dans Revue philosophique, 1879, p. 48.

°1753) Cf. Collected Papers, t. I, p. 549.

°1754) Nous avons un peu simplifié la classification de Peirce qui, prenant (à juste titre d'ailleurs) l'abstraction logique comme un genre, en énumère trois espèces: i) l'induction; 2) l'abstr. hypostatique; 3) l'abstr. abductive.

°1755) Cf. Collected Papers, t. VI, p. 7-34, reproduction de l'art. «Architecture of Theories», dans Monist, janv. 1891.

°1756) Cf. Collected Papers, t. I, p. 27.

°1757) Sur cette théorie, cf. plus haut, §69 et §206 et §259, et §363-366 (St. Thomas) et aussi, §409.

°1758) Cf. en particulier la philosophie de saint Augustin, §147, sq., et de saint Thomas, §253, sq..

°1759) D'après cette définition précise, il est contradictoire de parler d'un «être de raison» réel. Quand Peirce le fait, il parle improprement: il s'agit en fait d'un «être de raison» avec un fondement dans le réel.

°1760) Cf. Collected Papers, t. 5, p. 101. Peirce pense être en cela du même avis que Duns Scot; mais le formalisme scotiste (cf. plus haut, §286) n'a qu'un rapport fort lointain avec le pragmatisme.

°1761) Telle est la théorie thomiste où la faculté de connaissance est d'abord passive; cf. plus haut, §81.

°1762) Cf. Collected Papers, t. 5, p. 457: on trouve là un article écrit en 1903 où Peirce s'efforce d'expliquer la théorie exposée en 1878 dans l'article «Comment se forme la croyance» (Rev. Philos.).

°1763) Cf. Collected Papers, t. 5, p. 457.

°1764) Cette affirmation est la croyance, (ou l'habitude d'esprit) qui «fait» la vérité pragmatique.

°1765) Cf. The World and the Individual, cité par BRÉHIER, Hist. de la Philos., II, p. 1054.

°1766) Cf. The Religious Aspect of Philosophy, p. 419-420.

°1767) The Religious Aspect of Philosophy, p. 14.

°1768) Cf. The Conception of God, 1897, p. 42. Cet ouvrage collectif contient un article intéressant de Royce.

°1769) Cf. plus haut, §134, la valeur du néo-platonisme.

°1770) Cf. son ouvrage: The Problem of Christianity où il se souvient sans doute de sa première formation religieuse.

°1771) Cf. The Problem of Christianity, II, XIe confér.

°1772) Cf. The Problem of Christianity, II, p. 273.

°1773) Cf. son opuscule War and Assurance, écrit en 1914.

°1774) Voir le principe fondamental de Royce, plus haut, §560.

°1775) Il avait épousé en 1886, Alice Chipman, dont il eut cinq enfants.

°1776) Cf. son ouvrage: The Influence of Darwin.

°1777) C'est pourquoi on appelle parfois sa philosophie, un naturalisme transactionnel.

°1778) Cf. Knowing and the Known, p. 104. Dewey lui-même a témoigné en 1950 que cet ouvrage fait en collaboration avec Bentley exprimait bien sa philosophie.

°1779) Cf. Logic. The Theory Of Inquiry, p. 104-105.

°1780) Cf. How we Think, éd. 1931, p. 100-109.

°1781) Voir plus haut les présupposés empiriques de Dewey, §567.

°1782) Voir plus haut, le cas de W. James, §549.

°1783) Cf. Logic. The Theory of Inq., p. 128.

°1784) Cf. B. RUSSEL, An Inquiry into Meaning and Truth, 1940, p. 408.

°1785) Cf. Problem of Men, p. 344, No. 12.

°1786) Voir les protestations de W. James, plus haut, §547.

°1787) Cf. Art as Experience, p. 3.

°1788) Dewey explique en ce sens la devise démocratique: «Liberté, égalité, fraternité»; cf. The Public and its Problem, p. 150-151.

°1789) Cf. D. VICTOROFF, G. H. Mead sociologue et philosophe, Paris, P.U.F., 1953.

°1790) Cf. Mind, Self and Society.

°1791) Cf. The Philosophy of the Act, p. 228.

°1792) Le langage est en effet un des moyens les plus efficaces pour agir sur les autres et résoudre les problèmes sociaux.

°1793) Cf. Movement of the Thought, p. 168.

°1794) Cf. Mind, Self and Society, p. XXI, en note.

°1795) Cf. The Philosophical Basis of Ethics, dans International journal of Ethics, 1908, p. 316-317.

°1796) On trouve des réflexions toutes semblables en saint AUGUSTIN, Confess., XI, XVII, 23; B. A., 14, p. 309.

°1797) The Philosophy of the Present (édité par A. B. Murphy), p. 90.

°1798) Cf. Philosophy of the Present, Préface de l'édit., p. XI, en note.

°1799) Cf. Reason in Common Sense, p. 21. Santayana y utilise l'expression aristotélicienne de l'âme entéléchie du corps (cf. plus haut, §77 et §80: âme forme substantielle).

°1800) Santayana est beaucoup moins précis que saint Thomas et Aristote, cf. °1799.

°1801) Cf. Scepticism and Animal Faith, p. 290.

°1802) Cf. Brief History of my Opinions, dans Contemporary American Philosophy (sous la direct. de ADAMS et MONTAGNE, 1930), t. II, p. 254.

°1803) loc. cit., [°1802], p. 255.

°1804) Cf. plus haut, [§114-115], et la réfutation, [§116].

°1805) loc. cit., [°1802], p. 265.

°1806) Cf. Obtiter dicta, p. 140.

°1807) Cf. [PDP §548-552], la loi de «dépendance empirique» de l'intelligence; et sa spiritualité, [PDP §647].

°1808) Cf. Dynamic Idealism, p. 159.

°1809) SJJ: Ici Thonnard dit: "Dynamic Idealism, p. 297", ce qui n'a pas de sens.

°1810) LOISY, Autour d'un. petit livre, p. 198.

°1811) LOISY, Quelques Lettres, p. 234. Cf. MICHELET, Dieu et l'agnosticisme contemporain, p. 198-199.

°1812) «In ipso enim vivimus, movemur et sumus»: Discours de saint Paul aux Athéniens, [Ac 17:28].

°1813) Ia, q. 8.

°1814) Bergson a repris cette méthode avec une remarquable maîtrise. Cf. plus bas, §599. et la critique, §603.

°1815) C'était déjà l'avis de saint Bonaventure; cf. plus haut, §279. Il faut noter cependant que Dieu est présent à l'âme à titre de cause créatrice plutôt que d'objet connu; c'est pourquoi le moyen ordinaire de saisir même son existence, est la démonstration à posteriori, remontant des effets à la cause.

°1816) Cf. MICHELET, Dieu et l'agnosticisme contemporain, p. 295-298.

°1817) Cf. l'art. Immanence, dans Dict. Apol., col. 579-593, par A. VALENSIN qui en montre bien la légitimité et aussi les limites. Voir plus bas, §687, la méthode d'immanence de Blondel qui, en reprenant celle des modernistes, l'approfondit et la précise pour éviter tout danger de panthéisme et de rationalisme.

°1818) L'encyclique «Pascendi» montre la suite des déductions modernistes en ce qui concerne le culte, l'inspiration des livres saints, l'histoire de l'Église, ses rapports avec l'État, etc...

°1819) Les Deux Sources, p. 257.

°1820) Matière et Mémoire, p. 218.

°1821) Bergson a écrit cependant: «Nous ne voyons pas pourquoi la science de la matière n'atteindrait pas un absolu. Elle s'attribue instinctivement cette portée, et toute croyance naturelle doit être tenue pour vraie, toute apparence pour réalité, tant qu'on n'en a pas établi le caractère illusoire... Les articulations de l'intelligence viennent s'appliquer exactement sur celles de la matière, tout comme l'intuition est faite pour saisir l'esprit en nous et dans l'univers en tant que mouvant et temps réel» (La pensée et le mouvant, p. 45).

°1822) On dirait, en termes scolastiques, que l'intuition bergsonienne exclut toute «species», aussi bien l'espèce impresse que l'espèce expresse.

°1823) Revue de métaph., janvier 1903; définition citée par le Vocab. techn. de phil., art. Intuition, sens D.

°1824) On se rappelle les antinomies de Kant: cf. plus haut, §408.

°1825) Cf. Vocab. techn, de phil., art. Inconnaissable, p. 358, observation de Bergson.

°1826) Cf. CHEVALIER, Bergson, p. 78: «L'absolu que nous pouvons prétendre saisir de la sorte, n'est pas l'Absolu en soi... mais c'est, pourrait-on dire, un absolu secundum quid (expression de saint Thomas, Ia, q. 70, a. 2)».

°1827) Évolution créatrice, p. 290.

°1828) Évolution créatrice, p. 272.

°1829) Cf. plus haut, §529. À noter que la critique thomiste tend au contraire à reconnaître aux affirmations scientifiques, une vraie valeur objective, mais indirecte, traduite en symboles mathématiques. Cf. MARITAIN, Les degrés du Savoir, p. 269 et suiv.

°1830) C'est-à-dire, la même réalité connue sous divers aspects par l'intelligence et les sens.

°1831) Ainsi, la possession parfaite d'une vertu «incline l'intelligence à porter spontanément, sans raisonner, un jugement droit sur les choses qui se rapportent à cette vertu». Cf. Saint Thomas, Ia., q. 1, a. 6, ad 3. MARITAIN, La philos. bergson., 2e éd., p. 175-188.

°1832) Le Card. Mercier pense qu'«il nous est impossible d'affirmer avec certitude l'existence d'une ou de plusieurs réalités extramentales, sans employer le principe de causalité» (Critér. génér., éd. 1911, p. 360).

°1833) Cf. plus bas, §599 et §603, l'usage fait par Bergson de cette intuition surnaturelle, et la valeur de cette méthode.

°1834) Il sera résolu grâce à l'intuition mystique, cf. plus bas, §602.

°1835) Les Deux Sources, p. 119.

°1836) Cf. par exemple, Évolution créatrice, p. 217, 237, etc.

°1837) Lettres au P. de Tonquédec, publiées dans les Études du 20 févr. 1912. Cf. FARGES, La philos. de M. Bergson, p. 462-465. «De tout cela, disait Bergson, se dégage nettement l'idée d'un Dieu créateur et libre... et par conséquent la réfutation du monisme et du panthéisme en général. Mais pour préciser encore ces conclusions et en dire davantage, il faudrait aborder des problèmes d'un tout autre genre, les problèmes moraux» (IIe lettre, Études, p. 515).

°1838) Essai sur les données imméd. de la consc., p. 132.

°1839) «En tirant sur sa chaîne, l'animal ne réussit qu'à l'allonger. Avec l'homme, au contraire, la conscience libre brise sa chaîne... Au bout du large tremplin sur lequel la vie avait pris son élan..., l'homme seul a sauté l'obstacle» (Évolution créatrice, p. 286-287). Cf. FARGES, La phil. de M. Bergson, p. 249-250.

°1840) «L'humanité entière, dans l'espace et dans le temps, est une immense armée qui galope à côté de chacun de nous... capable de franchir bien des obstacles, même peut-être la mort» (Évolution créatrice, p. 294). Cf. FARGES, La phil. de M. Bergson, p. 259.

°1841) Les Deux Sources, p. 283-284.

°1842) Cf. CHEVALIER, Bergson, p. 171-172.

°1843) Sur la mémoire bergsonienne, cf. MARITAIN, La Phil. bergs., 2e éd., p. 255-281.

°1844) Il y a en toute connaissance sensible (spécialement dans la mémoire) une activité supérieure à l'ordre physique ou physiologique, et donc, déjà immatérielle; mais d'une façon imparfaite, restant soumise à plusieurs conditions matérielles. L'indépendance n'est pleinement réalisée que dans l'intelligence (et la volonté). Cf. [PDP §653].

°1845) Les Deux Sources, p. 244.

°1846) Les Deux Sources, p. 235.

°1847) Les Deux Sources, p. 24.

°1848) Formule de GUYAU dans son ouvrage intitulé: Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction, cf. plus bas, §606.1.

°1849) Les Deux Sources, p. 270.

°1850) Les Deux Sources, p. 273.

°1851) Les Deux Sources, p. 273.

°1852) Les Deux Sources, p. 276.

°1853) Les Deux Sources, p. 281.

°1854) Ici comme plus haut [§593], le système peut aussi se comprendre en un sens panthéiste qui ferait du bergsonisme une sorte d'hégélianisme réaliste.

°1855) C'est la morale et la religion statiques.

°1856) C'est la morale et la religion dynamiques.

°1857) Cf. Dieu dans le bergsonisme, p. 45.

°1858) Cf. J. MARITAIN, La philosophie bergsonienne, 3e partie: Les deux bergsonismes.

°1859) Encyclique du pape Léon XIII; Cf. Le Néothomisme, plus bas, §707.

°1860) Nietzsche pense en effet qu'il faut obéir aveuglément à son instinct vital et que la liberté est une illusion.

°1861) La philosophie de Nietzsche, p. 149.

°1862) Cf. BRÉHIER, Hist. de la Phil., II, p. 1022.

°1863) Sur ce mouvement en général, cf.
A. MESSER, Deutsche Wertphilosophie der Gegenwart, Leipzig, 1926.
M. WITTMANN, Die moderne Wertethik, 1940.

°1864) Cf. BRÉHIER, Hist. de la Phil., II, p. 1083.

°1865) Sur la doctrine de l'Église catholique, cf. J. FOLLIET, LORSON, etc., Racisme et catholicisme, Tournai, 1939; - BRESSOLES, D'HARCOURT, Y. DE LA BRIÈRE, etc., Racisme et Christianisme, Paris, 1939.

°1866) Cf. E. BRÉHIER, Hist. de la Phil., II, p. 492-494.

°1867) Voir plus haut, §427 sq., spécialement §428 (2).

°1868) Pour exprimer cet «ensemble», Dilthey affectionne le mot Zusammenhang. Sur la conception d'A. Comte; cf. plus haut, §461.

°1869) Préface, écrite pour l'édition de ses oeuvres par Dilthey en 1911.

°1870) «Hinter das Leben kan das Denken nicht zurückgehen». Ibid. Cf. M. REMY, op. cit., p. 11.
SJJ: Je ne suis pas sûr à quoi les «ibid», «op. cit.» et compagnie réfèrent dans ce cas-ci, ni pour toutes les autres notes mentionnant «M. REMY». Veut-il dire Le monde de l'esprit, dans la bibliographie?

°1871) Voir l'étude de Dilthey: «De notre croyance à la réalité du monde extérieur», (1890); trad. M RÉMY, loc. cit., I, p. 95-144.

°1872) Discours prononcé en 1903. Cf. M. REMY, op. cit., I, p, 15.

°1873) Parmi ces «aspects secondaires», il y a souvent les mobiles personnels qui expliquent les décisions libres des acteurs historiques: rois, généraux, meneurs, etc.: Dilthey ne cherche pas, comme d'autres historiens, à reconstituer ces «tranches de vie» personnelles, mais plutôt à dégager le sens universel de l'histoire, pour en fonder la vérité immuable.

°1874) Sur la valeur philosophique de cette solution, malgré son union intime avec la Foi; cf. plus haut, §177, surtout §244.

°1875) Cf. la définition donnée par PIE XII en son Discours au Xe Congrès des Sciences histos. (7 sept. 1955): «Le terme Historisme désigne un système philosophique tel qu'on ne voit, dans la connaissance du vrai, dans la Religion, la morale et le droit, bref en toute réalité spirituelle, rien d'autre que changement et évolution; et par conséquent, on rejette tout ce qui est permanent, éternellement valide et absolu». Cf. Discorse Radiomessaggi di S. S. Pio XII Tip. vatic., V, p. 212.

°1876) M. BOSCHENSKI, La philosophie contemporaine en Europe, p. 111.

°1877) Par ex.: Qué es Filosofia? Madrid, Rev. de Occidente, 1958. - Cf. J. P. BOREL, Raison et vie chez Ortega y Gasset, Neuchâtel, 1959.

°1878) Simmel a écrit sur Bergson, en 1914, un article sympathique, repris dans le recueil: Zur Philosophie der Kunst, Postdam, 1922.

°1879) Hegel, par exemple, a écrit «La phénoménologie de l'Esprit»; cf. plus haut, §422.

°1880) Il est difficile de dire en quelle mesure Husserl a été influencé par Descartes et Kant, bien qu'il montre en son oeuvre qu'il les connaissait: mais le caractère d'une «critériologie» est de faire abstraction de toute tradition préalable et de se présenter comme un commencement absolu.

°1881) Il y a trois données indispensables pour poser le problème critique: cf. PDP §884; et plus haut, §395.

°1882) Sur les notions d'ordre réflexe et ordre spontané, cf. PDP §887]

°1883) Cf. plus haut, l'objection de Hume, §384bis et la loi kantienne, §401.

°1884) Cf. Thèse No. 4, PDP §889. Le problème critique dans toute son extension est exactement celui que pose Husserl.

°1885) Ces définitions relèvent de la psychologie expérimentale qui classe les diverses formes d'activités intellectuelles; cf. PDP §584-586; et leurs lois d'origine, PDP §595-597.

°1886) Voir cette définition PDP §879.

°1887) En prenant «science» au sens thomiste, non comme science moderne.

°1888) Cf. plus bas, §630, le sens de l'idéalisme transcendantal de Husserl. La divergence signalée serait importante à l'égard des faits historiques connus par Révélation, comme la «vie de Jésus»; mais Husserl n'en parle pas.

°1889) Voir ces définitions PDP §879.

°1890) Erfüllung signifie l'acte de remplir, que traduit mal ici «accomplissement»; nous disons: l'emplissage, mot peu usité qui a l'avantage d'éviter le sens péjoratif de remplissage; certains emploient le néologisme «remplissement», qui n'est pas plus clair.

°1891) Cf. Logischen Untersuchungen, No. 48, p. 165.

°1892) Cf. Cartesian. Meditationen, p. 52.

°1893) Cf. Logischen Untersuchungen, II, No. 6, p. 122-123.

°1894) Cf. Formale und transcendent. Logik, p. 141.

°1895) Cf. PDP §178; on peut dire de même «Ens et unum» ou «Ens et bonum convertuntur».

°1896) Cf. Ideen, I, No. 146.

°1897) Husserl emploie le terme kantien Vernunft que l'on traduit d'ordinaire par «raison», opposé à Verstand, faculté de raisonnement; mais comme nous l'avons dit, ratio en vocabulaire thomiste signifie cette faculté de raisonnement, tandis qu'intellectus désigne une faculté d'intuition comme «Vernunft»; cf. plus haut, °1256.

°1898) Cf. Ideen, I, No. 144 et 149.

°1899) D'où la définition de la «conscience» par le «néant» (sujet opposé à l'être son objet) dans l'Être et le Néant de Sartre; cf. plus bas, §647.

°1900) Cf. Cartesian. Meditationen, p. 165.

°1901) C'est la formule même du «principe d'identité» ou, sous sa forme négative «principe de non-contradiction» reconnu comme premier principe en philosophie traditionnelle; cf. PDP §180.

°1902) Voir sur ces divers points de vue, PDP §601.

°1903) Philosophie als strenge Wissenschaft, c'est le titre d'un de ses ouvrages importants.

°1904) Cf. PDP §472, sq., l'analyse de la perception.

°1905) C'est alors qu'on passe à la deuxième forme: dans l'ordre transcendantal dont on parle au §626.

°1906) Cf. Ideen, I, p. 122-123; Husserl décrit ainsi avec sa terminologie technique propre les deux formes que nous appelons: vérité ontologique (dans la chose) et vérité formelle ou logique (dans l'intelligence ou mieux dans le jugement).

°1907) Ne pas confondre cette «formale Logik» de Husserl avec la logique «formelle» d'Aristote et saint Thomas qui ne s'oppose pas à «logique transcendantale» mais «matérielle» (cf. plus haut, §72-73); le mot transcendantal est emprunté à Kant: (cf. plus haut, §394) avec lequel Husserl est d'accord pour la méthode, bien qu'il diffère de lui en métaphysique (cf. plus bas, §630).

°1908) Cf. Ideen der Phänomenolog., p. 6. Husserl dit d'une façon plus technique: La réduction est «ce qui frappe de nullité tout ce qui n'est pas donné d'une manière immanente».

°1909) Sur ce «rôle de guide» de l'objet, cf. Cartes. Meditat., IIe méditation, p. 83-90.

°1910) L'analyse de Husserl aboutit à l'ordre transcendantal au sens kantien (cf. plus haut, §394); mais au lieu de chercher les lois constitutives de la vérité, elle veut dévoiler la présence d'une évidence apodictique qui révèle la vérité.

°1911) C'est ce qu'a fait Husserl dans ses Logische Untersuchungen.

°1912) On pourrait aussi parler de «phénoménologie de la perception» et «de la conscience»; mais en pratique, les deux premiers plans sont inséparables.

°1913) Husserl s'était d'abord proposé de construire lui-même la philosophie; mais il jugea rapidement que la tâche dépassait les forces d'une vie humaine et il se contenta d'en tracer la méthode et d'en présenter une introduction générale.

°1914) Cf. Cartesian. Meditat., IIe Méditation. Les trois étapes peuvent se concevoir en chaque science spéciale.

°1915) Voir ces six formes dans Q. LAUER, Phénoménologie de Husserl, p. 340, note 4: nous les donnons en expliquant les termes techniques plus difficiles à comprendre,

°1916) Cette conclusion pose un problème sur le sens du «moi transcendantal»; voir la solution plus bas, §627.

°1917) Cf. Ideen, I, No. 103, p. 242. Husserl appelle, en termes techniques, cette «ultime critique», une «auto-interprétation de la subjectivité, qui pénètre le sens de ses fonctions transcendantales».

°1918) Cf. Cartestian. Meditat., Ire méditation, No. 8 et 9.

°1919) Sur cette division, cf. plus haut, §266-267, et aussi PDP §868-870.

°1920) Ce sont la psychologie (rationnelle), la cosmologie, la théodicée: classification inspirée de Kant et de Descartes.

°1921) Sur ce néologisme, cf. Q. LAUER, Phénomén. de Husserl, p. 380.

°1922) Voir en Esthétique, l'oeuvre de Théodor LIPPS, Aestetik (2 vol.); et de Max SCHELER, Wesen und Formen der Sympathie.

°1923) Cf. Cartesian. Médit., IIIe méditation, p. 96-98.

°1924) Cf. plus haut, §327, et plus bas, Conclusion, §631.

°1925) Ces quatre notions sont: absolu, relatif; acte et puissance. Cf. [PDP §192]. C'est en développant méthodiquement ces évidences fondamentales que notre philosophie aboutit à couronner la double «ontologie» du monde corporel et de notre âme spirituelle par la théodicée; et l'on pourrait soumettre à la méthode des «réductions» chacun des pas de ce progrès pour en montrer l'infaillible vérité: ce serait la «philosophie scientifique» dont parle Husserl.

°1926) Cf. Ideen, I, p. 115.

°1927) En ce sens, il n'y a rien en dehors de cet «Être»; mais tout autre en participe.

°1928) Cf. Ideen, I, p. 370-371; traduct. Ricoeur, p. 506.

°1929) Du moins l'existence dont nous avons l'intuition immédiate dans l'expérience fondamentale: celle du moi pensant et du monde externe.

°1930) Cf. Erfahrung und Urteil, p. 48. Le monde est «vraiment être» en étant revêtu d'infaillible vérité par l'intuition de la conscience.

°1931) Sur l'existence comme pur possible, cf. [PDP §950].

°1932) Cf. Ideen, I, p. 221-222.

°1933) Ces quatre Traités sont: Logique, Philosophie naturelle (qui comprend la cosmologie et la psychologie), Métaphysique et Morale philosophique.

°1934) L'«à priori» est une notion technique de Kant qui désigne l'ordre réflexe, distinct de l'ordre spontané comme avant lui et au-dessus de lui.

°1935) Cf. sur ce point PDP §946-952. Notons que le «réel possible» est intermédiaire entre l'être de raison, incapable d'exister et le réel actuel qui existe en fait.

°1936) Cf. plus haut, [°1931]. Notre Précis de Philosophie utilise la technique thomiste: on pourrait aussi utiliser celle de l'augustinisme, du scotisme, du blondélisme, etc., à condition d'en mesurer partout la valeur par l'application de l'évidence apodictique.

°1937) Sur l'«être premier connu», cf. PDP §579; sur le principe de causalité, PDP §230-236; sur le principe de participation, PDP §953-957.

°1938) On peut se demander si de tels phénomènes naturels authentiquement religieux existent dans l'humanité qui, de fait, est toute entière établie dans l'ordre surnaturel. Voir plus loin, la philosophie de Blondel, §684, qui répond mieux à ce problème.

°1939) Sur ce point, cf. la conclusion, plus bas, §636.

°1940) Sur cette notion d'«amour», cf. PDP §709, et sur la notion d'«appétit», PDP §682, sq..

°1941) Cf. plus haut, [§159]; Scheler parlerait du monde comme oeuvre, non de la Vérité, mais de l'Amour divin.

°1942) Cf. Post-scriptum, (trad. P. Petit 1941), p. 78-79.

°1943) Cf. A. De WAELHENS, Une Philosophie de l'ambiguïté. L'existentialisme de M. Merleau-Ponty, Louvain, 1951. - Les temps modernes, 17, Paris, 1961 (numéro spécial sur Merleau-Ponty).

°1944) Cf. A. De Waelhens, loc. cit., p. 75.

°1945) Cf. R. VERNEAUX, L'Athéologie mystique de G. Bataille, dans La connaissance de Dieu (Recherches de Phil., III-IV), 1958; cf. p. 126-160.

°1946) Cf. S. CRÉPIN, A. Camus, Essai de bibliographie, Bruxelles, 1960.

°1947) Cf. Le cycle de la destinée morale, PDP §1098.

°1948) Heidegger les appelle «existentiaux» quand ils concernent le moi.

°1949) Cf. PDP §201; mais cette notion de contingence, comme celle d'être, est très riche et doit être analysée: cf. PDP §797.

°1950) Sur l'intuition du «moi pensant», cf. PDP §630.

°1951) Même en son livre de 1960, qui se donne pour une apologie du marxisme, Sartre reste fidèle à cette thèse, comme le montre bien, dans Rev. de Phil. de Louvain, 65, 1962, 79-99, A. De WAELHENS, Sartre et la raison dialectique: cf. p. 85 et 99.

°1952) Elle est le «sujet pur» au sens de Heidegger: cf. plus haut, [§622]. Voir le texte dans BOCHENSKI, op. cit., p. 163 [SJJ: je ne sais pas à quel livre il réfère ici. La philosophie contemporaine en Europe?]. Notons ici quelques termes techniques qui peuvent prêter à confusion: L'être objectif des sciences est appelé «Dasein» par Jaspers; mais c'est le «Seiende» ou l'être brut de Heidegger. Le sujet existant s'appelle «Existenz» pour Jaspers, et c'est le «Dasein» de Heidegger. Quant à l'Être de la troisième sphère, c'est la «Transcendance», terme propre à Jaspers qui, d'ailleurs est beaucoup plus sobre que Heidegger en ce domaine.

°1953) Telle est la solution des philosophes chrétiens, comme saint Augustin et saint Thomas; cf. plus haut, §258.

°1954) Il y aurait là un sentiment d'orgueil que réprouve l'honnêteté naturelle.

°1955) Cf. R. VERNEAUX, Leçons sur l'existentialisme, p. 151.

°1956) Sans l'appeler ainsi, G. Marcel retrouve cette loi bien établie en scolastique; cf. [PDP §548].

°1957) Voir sur ce point la conclusion générale, ci-bas, §655.

°1958) Sur Brightman, cf. plus haut, [§580]: il est bien le disciple de Bowne, mais il rejette la thèse essentielle du personnalisme chrétien.

°1959) Cf. Personalism, cité par MUELDER et SEARS, The Development of American Philosophy, p. 290.

°1960) Ibid.. - Il faudrait pourtant mieux analyser le caractère analogique de la notion de personne, pour justifier pleinement cette doctrine de soi très juste.

°1961) Cf. La métaphysique augustin., plus bas, §701 et §704.

°1962) Cf. J. W. BUCKHAM et G. M. STRATTON, G. H. Howison, Philosopher and Teacher, 1934.

°1963) Dans son Introd. aux existentialismes, Mounier insiste sur la valeur de l'existentialisme chrétien qui est le seul vrai pour lui. Pourtant, dans son plan d'action, il s'adresse à quiconque admet la valeur de la personne.

°1964) Le personnalisme, cité par L. Guissard, loc. cit., p. 57.

°1965) Manifeste au service du personnalisme (cité, ibid., p. 44).

°1966) Mounier n'a pas examiné la valeur en droit, de la vocation purement contemplative; il parle aux «gens du monde» ou, peut-être, présente-t-il son cas personnel comme «témoignage», à la manière des existentialistes.

°1967) Ces deux ouvrages sont traduits en français.

°1968) Voir cette «méthode cartésienne» plus haut, §318, et son appréciation, §321 et §323.

°1969) Cf. F. CESSELIN, La Philosophie organique de Whitehead, p. 15.

°1970) Sur ce point, Whitehead reprend la critique de Bergson: cf. plus haut, §587.

°1971) Cf. Science and the Modern World, p. 34.

°1972) Sur cette distinction, cf. PDP §602.

°1973) Cf. tout le chap. sur la Critique: Problème de la vérité, PDP §871, sq.; et spécialement la conclusion, PDP §925.

°1974) Sur ces premiers philosophes, cf. plus haut, §8 et §14.

°1975) Cette négation de la substance est un «présupposé empirique» que nous avons déjà vu chez Dewey: cf. plus haut en ce chapitre, art. 2, §567.

°1976) Cette définition met en relief le réalisme de la doctrine: l'événement, s'il n'est pas une substance, n'est pas non plus une pure idée ou une création subjective; c'est le devenir réel en ses diverses étapes.

°1977) Cf. Principles of Natural Knowledge, I, 2.

°1978) Pour expliquer cet aspect de la nature, Whitehead s'inspire plutôt des Idées éternelles de Platon, cf. plus bas, §666.

°1979) Cf. plus haut, §660.1, les réserves à faire sur sa méthode.

°1980) Sur cette appellation, voir °1984.

°1981) Cf. Science and the Modern World, p. 56. Cette théorie qui reflète le «préjugé empiriste» signalé à la note °1975, est aussi un effort désespéré pour lui donner un sens philosophique.

°1982) Ces exemples, très succinctement évoqués, exigeraient pour être pleinement compris, d'amples développements scientifiques; mais ils contiennent toujours quelques aspects fondamentaux qui relèvent du bon sens, et c'est par là seulement qu'ils sont utilisables en philosophie.

°1983) Cf. PDP §430 (l'intuition sensible) et PDP §896, sa valeur.

°1984) Nous appelons cette théorie «monadique», parce qu'elle conçoit l'«occasion d'expérience» à la façon de la monade de Leibniz: cf. §664.

°1985) Cf. Précis de Phil., PDP §336, et PDP §916. Whitehead n'oppose pas les sciences au bon sens, mais sa théorie philosophique exclut le bon sens en interprétant mal les sciences.

°1986) Cf. plus haut, §362: nature des «monades».

°1987) Cf. les définitions fondamentales, §661.

°1988) Cf. la théorie de l'appétit, PDP §682, sq..

°1989) Cf. Science and the Modern World, p. 18.

°1990) Les réalités inorganiques, dit Whitehead, «sont des véhicules qui reçoivent, emmagasinent, dans une serviette, et restituent sans perte ni gain» (cité par F. CESSELIN, La phil. organique de Whitehead, p. 37).

°1991) Voir plus bas, conclusion, §674.

°1992) Se rappeler que, pour Whitehead, un morceau de fer, un pommier, un chien, etc., n'est qu'un «événement».

°1993) Sur les universaux, cf. plus haut, §205 et §214.

°1994) Cf. Process and Reality, p. 66.

°1995) L'«associationnisme» était l'école dominante en Angleterre depuis James Mill et John Stuart Mill; cf. plus haut, §484, (c).

°1996) Cf. Process and Reality, p. 168.

°1997) Si on interprétait cette insertion en donnant aux Objets éternels une réalité indépendante du monde sensible, on se rapprocherait de S. Augustin.

°1998) Cf. Religion in the Making, p. 76. Notons que la Foi catholique, bien qu'elle suppose admise l'existence de Dieu, n'exige pas qu'on en fasse d'abord la démonstration philosophique. On peut très raisonnablement commencer par la Foi, comme le montre saint Augustin, en De lib. arbitrio, II, ii, 5.

°1999) Science and the Modern World, p. 228. - Notons que Whitehead parle plutôt d'objets que d'idées éternelles. Dans notre exposé, les deux mots sont synonymes.

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